Gran Canaria

Après 2013 et une belle découverte de l’île de la Palma dans les Canaries, nous avons eu l’occasion de pouvoir aller voir celle de Gran Canarie. Alors pour la petite histoire, les premiers colons ont appelés cette île Gran Canaria au vu des grands chiens sauvages qui peuplaient l’île. Cela parait simple mais je trouve qu’il toujours important de préciser ce genre de détails.

Après plusieurs événements importants en ce début d’année, nouveau boulot, achat d’une maison notamment, j’étais assez sur d’une chose, c’est que j’allais m’aligner sur un ultra avec une préparation pas tout à fait optimale. Pas très grave, l’idée était aussi de pouvoir souffler un peu et surtout découvrir cette belle île en compagnie d’Alberto et Dani, 2 amis originaires de Las Palmas, capitale économique et principale ville des Canaries. Comme nous, ils sont partis de leur patrie pour des raisons professionnelles et travaillent et habitent aujourd’hui en Allemagne. Bref,s´il y a une chose qui change complètement la façon de voyager et découvrir un endroit c’est le fait d’être bien accompagné et sur ce point là nous avons été plus que gâtés.

Nous arriverons le mercredi soir sur l’île, assez tard au vu du départ du vendredi mais nous préférons rester après la course plutôt que de “profiter” du tumulte d’avant course. Pas mal de coureurs internationaux et une belle équipe de Français seront présents au départ de la Transgrancanaria, on voit que l’ultra trail world tour permet de rassembler quand même de sacrées start lists. Ce qui est certain c’est que j’aime bien faire ce genre de déplacement et voir du monde, finalement on découvre un endroit et un parcours. Les 23 degrés Celsius en journée ont accélérés la sortie de notre hibernation “cosy home”.

Alberto nous a rejoint dans la journée du Vendredi et le soir, l’heure du départ est déjà arrivée. C’est une grande traversée de l’île du Nord Ouest au Sud Est qui nous attend. Pas vraiment le temps de réaliser et hop nous filons au départ.

Je ne vais pas faire un détail complet de cette belle course mais je suis parti vraiment cool, vite je me rendrai compte que malgré une certaine “caisse” je dois malgré tout relativement m’employer afin de rester concentré et la technicité des sentiers m’oblige à rester les yeux rivés en permanence sur le sol. Le parcours alterne des montées relativement sèches et cassantes avec des portions un peu plus roulantes afin de rejoindre les quelques hameaux qui nous rappelleront aux coureurs que le centre de l’île n’est pas “que” sauvage.

J’arriverai donc à Terror au 56e dans de très bonnes dispositions physiques mais la fin de la nuit se fait déjà un peu sentir et je sens une certaine lassitude de ne pas voir plus loin que le bout de mes baskets. Je me dis que le lever du jour fera son effet et que je repartirai pour une belle journée. Paradoxalement, c’est l’inverse qui se produisit ! Alors que le soleil se lève sur les crêtes, une grosse envie de dormir me neutralisera peu à peu. J’attends une heure, 2 heures et puis alors que l’altitude s’élève et le froid est saisissant, je m’arrêterai près d’une heure sur le parking au dessus de Tejada pour dormir. Je repartirai avec dans un semblant de forme et en 5 km de descente nous sommes passés de 5 degrés et du brouillard à 25 degrés et sec en bas du Roque Nublo, il n’y que dans les Canaries ou une telle amplitude thermique est possible en si peu de temps. Je commence la montée vers le Roque, et je traîne, je traîne et en l’espace d’à peine une heure le même besoin de roupiller. Bref c’est cahin-caha que je rejoindrai Garanon et rendrai mon dossard, pas la peine de tenter le diable alors qu’il me restait encore 45km à parcourir.

Si j’ai passé à peu près 10h à tenter de traverser ce bout de caillou volcanique au milieu de l’océan, La suite fût beaucoup plus intéressante. Je crois que nous avons passé un peu plus de temps à table en à déguster de petites merveilles gastronomiques. Le vrai produit, la cuisine simple et délicieuse, des vins incroyables. Alberto, Dani et Ana Maria (leur mère) ont été des hôtes parfaits et grâce à eux nous avons pu parcourir et découvrir cette île incroyable.

Parmi les choses à voir nous avons noté:

Le centre de la ville historique de las Palmas et notamment la maison de Christophe Colomb qui s’est arrêté en chemin en 1492 et vécu quelques années sur l’île, on y retrouve le style Colomb et les fameux balcons en bois gravés qui ornent de magnifiques maisons. La nouvelle ville de Las Palmas qui est bordée de chaque coté par la mer, ce qui est assez unique. D’un côté un important port, lieu de transit majeur des Canaries et de pétrole et de l’autre coté plage et une esplanade avec beaucoup de bars et restaurants sympas. Agaete et son port de pêcheur très typique. L’arrière pays et sur la route vers le Roque Nublo, le petit village de Tejeda qui est très pittoresque. Bien sur, un incontournable reste une belle randonnée vers le Roque et ses pinèdes arides à son pied.

Ensuite vous pouvez continuer et vous aventurer vers le sud de l’ile qui est beaucoup, beaucoup plus touristique (dans le mauvais sens du terme), la playa del Ingles et ses dunes vaut vraiment le détour mais prenez un pique nique car autour sur le plan culinaire vous n’êtes plus en Espagne mais en Allemagne. Incroyable!

Voici quelques clichés de cette belle semaine.

Pico de Bandana, sur les hauteurs de Tafira AltaIMG_5679Le jeudi au retrait des dossards avec DaniIMG_0278Happy Bday Daniiii! 24 ans.IMG_0300Terror (km56)IMG_5690

En 5 km on passe de la purée de pois au soleil…IMG_5693 IMG_5691 IMG_5695Pendant la course, dans la longue montée vers le Roque NubloIMG_0302 IMG_0303 Roque NubloIMG_0304Une petite sieste, un petit Ginto et on file fêter l’anniversaire d’Oscar en boîte. En plein air, au mois de Mars, cool!IMG_5700GastronomieIMG_0314 IMG_0284  IMG_0333IMG_0376IMG_0282 IMG_02832 jours plus tard, le Roque est cette fois lui aussi dans le brouillard.IMG_5711 IMG_0339 IMG_0348Dans la vielle ville de Las PalmasIMG_0319

IMG_0330 IMG_0324Fin de soirée….FullSizeRenderÀ Mas Palomas on sait comment attirer le touriste (ou pas…)bon appétit!IMG_0373Playa Del InglesIMG_0375

Pour clôturer cette belle aventure, une petite anecdote. 2 semaines avant notre départ, en attendant mon train gare de l’Est, j’achèterai à la FNAC un vieil album de Two door Cinema Club, sur celui ci, le fameux tube de 2011 “Something good can work”. En revenant de notre voyage, cet air trotte dans nos têtes. Ce week-end, nous visionnons le clip et dès les premières images un impression de déjà vu. Stupeur!! Nous nous apercevons qu’il a en fait été tourné à Gran Canaria. Vous y apercevrez donc la vielle Ville de Las Palmas au début, les montagnes et les pinèdes et enfin la Playa Del Ingles pour conclure. Pur hasard mais ce genre de coïncidence est assez troublant! Enjoy it and keep running!

Programme 2016 / Race Calendar 2016

2016 sera forcement un grand cru. Pour ceux qui pensaient que j’allais ranger les baskets pour me mettre au point de croix et bien vous n’allez pas être déçus. D’ailleurs, il va falloir que je mette sérieusement à la Valse car en me mariant avec une danseuse, je n’aurais pas l’air malin si je lui marche sur les pieds avec maladresse.

Mes projets sportifs le seront tout autant et pas dans la demi mesure. 2015 fût une belle saison et j’ai pu faire de prendre beaucoup de plaisir dans des formats complétement différents avec notamment de supers souvenirs lors du Lavaredo ou encore les championnats de France avec le COHM. Un peu touche à tout, j’ai bien aimé cela mais j’ai pu aussi me heurter à la difficulté de préparer 2 types de format en même temps.

Du coup, cette année je ne vais pas trop me disperser. J’ai fait des choix (pas toujours simples) et j’ai décidé de participer à l’Ultra Trail World Tour. Pas de France cette année, à voir en 2017, et peut être bien dans les Vosges d’ailleurs!

Le team la Sportiva s’agrandit encore avec l’arrivée de l’emblématique Anton Krupicka, J’aimerais aussi pouvoir cette année aller faire une balade avec lui lors de son passage en Europe!

Voici donc le programme final:

9 Mars: Transgrancanaria*, île de Grande Canarie, Espagne: 125km et 8000d+. Belle balade à la sortie de l’hiver. On sera logé chez l’ami Alberto qui nous accueille dans sa famille pour toute une semaine et qui nous fera découvrir son île! Vraiment hâte d’y être.

22 Mai: Trail des Marcaires, Alsace, France: 52km, 2500d+. Trail de mes débuts! Le parcours, l’ambiance, bref beaucoup de raisons pour revenir dans la vallée de Munster.

16 Juillet: Eiger Ultra Trail*, Grindelwald, Suisse: 101km 6500+. Un parcours typé montagne et pouvoir courir au beau milieu d’alpages verdoyants et de sommets mythiques.  Encore merci à Nicole, qui m’a permis de pouvoir participer à cette belle aventure.

6 Août: Méga Fête!!!

26 Août: Ultra Trail du Mont Blanc*, Chamonix, France: 170km, 9500+. Grande première.

A tous une excellent année sportive à tous et beaucoup de réussite dans vos projets! Keep on Running!

*Etapes UTWT

L’hiver est enfin là et même si n’aide pas trop à m’acclimater pour les Canaries, c’est bien plus joli comme ça!IMG_20160117_085440

Next stop, Gran Canaria!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Norway

Enfin un week-end à la maison! J’en profite donc pour faire un retour sur ce qui fût LE voyage de l’année, en  mode off avec Yan, Olympe et mes 2 nièces (Noémie et Valentine) en Norvège. Nous y avons passé 2 semaines fin Juillet-début Août pour découvrir le pays et aussi l’ambiance du Norseman. Au programme, Oslo, Geilo et le Buskerud, Hardanger fjord, Bergen et pour terminer les environs de Vøss. Un bien joli road-trip.

Après avoir quitté des températures caniculaires, nous sommes accueillis par la pluie et la fraîcheur d’Oslo. Ce qui n’est pas plus mal. La Norvège est le pays de l’eau et de la pêche et il ne nous aura pas fallu très longtemps pour nous en rendre compte. Pour vous donner une idée, imaginez un morceau de gruyère géant où les trous seraient comblé par des mois de précipitations. Ce qui donne quelques millions de lacs!

Le road-trip fût résolument orienté nature et nous restâmes finalement qu’une seule nuit à Oslo avant de prendre la route pour quelques jours dans les montagnes à Geilo. Oslo est une petite capitale, au bord de la mer et avec un port de plaisance immense. La voile est le deuxième sport national, après le ski de fond bien sûr.

Dès notre sortie d’Oslo et les premiers kilomètres en voiture, nous sommes marqués par une chose. Tout de suite, la nature est omniprésente. La route sinueuse contourne de grands lacs, d’immenses forêts et l’absence de bâtiments, d’infrastructures est étonnante. Nous sommes habitués à un monde plus urbain. A titre de comparaison, à seulement 30km d’Oslo, vous avez l’impression d’être perdu au fin fond du canada et plus vous vous dirigez vers l’intérieur du pays, plus cela est impressionnant. A cela s’ajoute ensuite un paysage plus montagneux puis des montagnes abruptes plongeant tout droit dans des fjords profonds de plusieurs kilomètres.

Premier arret à Geilo, dans le Buskerud, une petite station de ski à mi distance entre Bergen et Oslo. Ce qui est toute de suite flagrant c’est qu’à 800m d’altitude en Norvège, nous trouvons une végétation faîte de Lichen et peu d’arbres, quasiment ce que l’on peut voir à plus de 2000m dans les alpes. A cette saison nous sommes quasi seuls dans ce village de 300 âmes. L’appartement est tip top, logé au milieu des montagnes.

Du coup, je ne résisterai pas longtemps avant de mettre mes baskets pour aller découvrir les alentours.

Les grands espaces, voilà ce qui donne une vraie sensation de libertéIMG_20150727_103947_1

En route vers un sommet avoisinant.

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Prestholtrunden.  Cela me rappelle les paysages qui j’ai pu voir pas très loin du Kebnekaise en Suède.IMG_20150727_114510_1

Distraire sans Iphone? Oui c’est encore possible. Nous avons passé quelques heures à jouer à un jeu scandinave vieux comme le monde. Un roi au milieu, un bâton et des plots en bois à faire tomber pour chaque équipe. Chaque équipe doit faire tomber les 6 plots avant d’avoir le droit de toucher le roi au centre. Celui qui termine en premier gagne!IMG_20150727_163708 (copie)

Happy ValentineP1030566

Nous ne sommes pas en Irlande…lors d’une sortie matinale, ces deux là ont déboulé de nulle part.IMG_20150728_105308

Balades à chevalIMG_20150728_154948

Ces quelques jours  coupés du monde, ont parfaitement débuté le séjour, ce fût parfait pour tout de suite décompresser. Ce qui est assez hallucinant en Norvège, c’est que vous pourrez trouver toujours de très bonne tables, même dans les coins les plus reculés. La cuisine est pleine d’influences et mixe tradition locale et influences internationales. A Geilo, nous avons même croisé deux boulanger Francais dont un Alsacien qui travaillait à l’année sur place, incroyable dans cette petite station de ski. Le monde est un village!

En route pour Eidfjord tout au bout du jford Hargander (2e le plus long de Norvège) où le départ du Norseman est donné chaque année.

Après 3 h de route, nous nous installons dans le petit bungalow dans un camping tout au bout du fjord. 3h de route pour faire 150km, c’est a peu prêt le rythme auquel il faut s’habituer ici, les innombrables obstacles naturels ralentissent la progression et cela est aussi valable en randonnée!

L’endroit est assez incroyable, au bout du fjord et derrière le petit camping, d’immenses montagnes qui plongent tout droit dans le fjord. Magnifique!

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4 jours avant le départ, il y a déjà beaucoup de coureurs du Norse sont sur place, on peux croiser quelques vélos sur la route mais cela reste très convivial. L’ambiance est bonne dans le petit bungalow, on est a 4 dans une petite chambre, Yan dort sur une planche en bois. Rien de plus normal, on allait pas lui laisser un lit moelleux alors qu’il allait devoir aller nager dans de l’eau à 10 degrés. On est Norse ou on ne l’est pas après tout. A vrai dire, on a même longuement hésité à le laisser dehors dans une tente pour qu’il s’habitue mais bon, camper quand il pleut c’est pas l’idéal!

J’ai eu aussi l’occasion d’aller aussi découvrir les alentours en courant… au début je comptais partir pour 3h, et bien je peux vous dire que j’ai pris une soufflante en rentrant (à juste titre d’ailleurs) car au final j’avais crapahuté au moins 6h! Faire du trail en Norvège, c’est l’aventure et ça se résume à beaucoup d’orientation. Maintenant je sais pourquoi, les scandinaves sont champions du monde de la discipline. La carte est indispensable et même avec on est pas à l”abri de belles surprises. Il y a très peu de sentiers et en dehors des grands sentiers de randonnées qui traversent le pays, il y a de belles pistes de rennes qui t’emmènent un peu n’importe où. Il y aussi de belles variantes balisées mais souvent délaissés, et la nature ne se fait pas prier pour recouvrir tout ça en un rien de temps. Pour la petite anecdote, pour ma deuxième sortie dans le coin, je vois un sentier sur la carte. Je commence à suivre le balisage jaune au début et puis au bout de 10km plus de trace, rien! Résultat des courses 4h  a chercher chaque rond jaune pour redescendre au niveau du Fjord. Bon par contre, c’est magnifique. Faire 12km en 4h, hé oui c’est possible!

Voici quelques clichés de ces épopées.

Miam! Ils tombent pile-poil ceux là.IMG_20150731_092709_1

Puis, un marquage rond jaune, la végétation qui recouvre toute piste…et là tu cherches les ronds tout les 25 mètres…. là je me trouve pile poil sur le sentier.

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Puis une piste et me voilà complètement paumé, mais c’était joli la haut!IMG_20150729_121841_1

Joli point de vue hors piste et je vois mon point de chute en bas, il ne reste “plus qu’à” redescendre et retrouver les petits ronds jaunes…IMG_20150729_125209_1

Norsetrail balisé🙂 IMG_20150729_140159_1

Après cette balade, les jambes griffés, une faim de loup et un retour à une heure improbable. Nous décidons de filer voir Voringfossen, les plus hautes chutes d’eau de Norvège. Le grondement est ahurissant!

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Bon après avoir fait le tour du coin, ça commençait à stresser dans la cabane. Il fallait commencer à se préparer pour suivre la balade de santé du frérot!

Ici à la récupération des dossards, j-24h.IMG_3651

J’ai même trouvé un Nakamura sur le Norse. Le vélo des pros c’est tout!😀IMG_20150731_125106_1

Pas mal d’activités étaient organisées en marge de l’événement. Un “run up that hill” qui nous faisait découvrir des fermes et maisons en bois surplombant le fjord. Encore habitées il y a 40 ans, elle sont uniquement accessibles en bateau et offrent un joli point de vue sur Eidfjord.IMG_20150730_145751_1

Coffee time pour les participants du Norse après une petite rando.IMG_20150730_152724_1

Smart idea!IMG_20150730_151744_1

J-1! Le Norse est un événement à taille humaine. 360 partants. Au briefing, des chants traditionnels Norvégiens qui te donne des frissons dans le dos, le genre de truc qui met tout de suite les coureurs dans le bain  (glacé de préférence) avant le départ. L’organisateur, quant à lui, ne rigole pas sur les règles de sécurité.  Il n’y avait un pas un bruit parmi les coureurs qui appréhendaient sûrement un peu le chantier qui les attendait! Température de l’eau annoncée: 10,5 degrés…..

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D-day: Yan est prêt à embarquer, relax avant la tempête.IMG_20150801_034950_1

4h00, le bateau part…P1030636

Cette année, l’eau est glaciale (10,5 degrés), le parcours de natation est réduit de moitié.  IMG_20150801_042150

Yan estime qu’en sortant de l’eau, il fait meilleur torse nu… et dire que moi je me les gelais en bonnet…NorseparadoxeIMG_20150801_054301

Support crew au top, ici peu après la mi course.IMG_20150801_114839

Un type incroyable venu tout droit des states. One-leg Norse finisher. Ça mérite tout les black tee shirt du monde!IMG_20150801_122359

Noémie’s pacing.IMG_20150801_135841

Yan arrêtera finalement après 21km à pied, Noémie y est allé un peu fort sur le pacing à pied:-). Plus sérieusement, ce fût la bonne décision et Yan ne s’est pas fait prié pour monter en voiture, les carottes étaient cuites.

On file ensuite dans la foulée vers Bergen et son joli port. Le temps est parfait. Nous y resterons quelques jours pour profiter de ce petit coin de paradis.IMG_20150802_214716_1

Re-load avec tapas à la sauce Norvègienne.IMG_20150803_194106_1

Petit spot à 1h de marche du centre ville.IMG_20150803_183258_1

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Dernière étape du voyage près de Voss sur la route du retour vers Oslo. Et plein d’activités au programme.

Nice spot!P1030736

Encore des moutons! IMG_20150806_103709

J’ai compris pourquoi…les Rennes finissent en hot dog ici.IMG_20150804_123141_1

Ligne de train qui nous emmena a plus de 1200m d’altitude.P1030805

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Lors d’une sortie à pied, au bout de 2h de pluie froide, content de voir que le ciel s’ouvre.IMG_20150807_070053_1

Une route, 2 cabanes, un col, une vache..voilà ce que vous pouvez apercevoir pendant une sortie de 3h de vélo en Norvège! En tout cas celle ci, elle n’avait jamais vu un “Black Inc” de sa vie.

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Voilà, ce fût une bien belle expérience. Ce trip m’a encore plus convaincu dans l’optique d’aller 2-3 belles courses par an et découvrir de nouveaux coins. Celui ci fût résolument le trip de l’année 2015. Merci Yan pour nous avoir fait vivre ça, la prochaine fois on reviendra avec le black tee shirt dans la valise!

 

 

Cortina / Lavaredo Ultra Trail Race report

2 ans après mon premier voyage dans la région, je vous avoue que je ne cachais pas ma joie de retourner passer quelques jours ici. Cortina est un petit paradis. A quelques kilomètres de l’Autriche et du Süd Tirol, le petit village a gardé pendant la Grande Guerre (14-18) son appartenance à l’Italie pendant de long mois et au prix d’une guerre de position usante contre l’Autriche. L’influence Autrichienne ( et du Tirol) y est très importante. Dans les pâtisseries on y trouve partout les fameux “strudel” aux pommes, du speck en guise de charcuterie mais surtout d’excellent fruits et légumes produits dans la vallée en plus des fromages de montagne qui valent vraiment le coup.

Nous n’étions pas venu uniquement pour manger mais aussi profiter de ce cadre. Pour ceux qui n’y sont jamais allé, les dolomites sont tout simplement un petit bijou. Le parc naturel du Laveredo est classé au patrimoine mondial de l’Unesco pour son histoire et sa beauté. Des paroies vertigineuses sortant tout droit d’alpage verdoyants et pinèdes très particulières vous offre un contraste unique et le sentiment d’être minuscule au pied de la montagne.

C’est pourquoi nous avions décidés d’y rester une semaine entière en marge du Lavaredo Ultra trail, pour justement profiter de ce cadre. Kevin et Clara que j’avais eu l’occasion de rencontrer sur le Grand Raid des Pyrénnée l’année dernière étaient de la partie ainsi que Yan qui était venu faire un peu de vélo et couper quelques stères de bois aussi (j’y reviendrais plus tard).

Arrivés le mercredi et quelques footings, on a pu retrouver rapidement nos marques et déguster les fameuses pizzas du cinque torri.

Le jour du départ de la course par contre fût un sacré bazar.

Yan aussi aimait bien le paysage. A 17h coup de téléphone, il avait décider d’aller s’empaler à 55km/h en vélo dans des grumes de bois pour faire du bois de chauffage pour l’hiver. Résultat des courses: 7 points juste sous la mâchoire, 3h aux urgences, la voix de Joey Starr qui résonne dans la maison et un hématome gros comme une pastèque sur la cuisse qui passe pas dans les portes. Rien de cassé, je n’y croyais même pas une seconde.

Deuxième hic, je ne retrouve pas mes clefs de voiture, nulle part. Je reste 3 heures à attendre au soleil que le mec du garage essaie toutes les solutions pour ouvrir la voiture avant de devoir casser moi-même le pare brise avec un marteau étant persuadé de les avoir enfermées. Finalement, clés retrouvées à 20h dans la chambre, je précise: elle était sacrément bien planquées!

Résultat des courses, j’ai pas dormi, j’avais mal au crâne et j’avais tout en tête sauf d’aller courir 120 bornes dans les dolomites.

Sans vous faire un compte rendu de chaque caillou, montée, coup de vent, moins bien et ce que j’ai mangé sur la course je vais me concentrer sur ce que j’ai pu retirer de cette expérience. Parti très tranquillement, j’ai géré et profité de chaque minute de cet ultra en gardant une allure constante sur la distance et en m’écoutant tout le long pour passer un bon moment.

Voici l’essentiel de ce que je retiendrai. Les semaines précédents la course, j’avais plus en tête de savoir comment j’allais planquer la bague au moment de faire ma demande que d’aller courir dans les montagnes, le jour même, j’étais plus préoccupé de savoir si mon frère allait bien. Voilà ce que j’ai appris sur cette course. Si la tête est libre, le corps, lui, suit tout seul.

Voici une petit sélection de photos de notre séjour.

Avec Erick prés de Misurina.IMG_2484

Rando du soir jusqu’au refuge Scotter au dessus de San Vito di Cadore.IMG_2837

Une petite bise à Cristina Murcia à l’arrivée,  un sacré bout de femme qui gère toute l’organisation de cette belle classique.

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Sortie crapahute le lendemain avec Olympe sur les pentes du Tofane.IMG_2654

et pour bien terminer la journée rien de tel qu’une bonne petite bière au refuge Pomedes.IMG_2675Petite virée à VeniseIMG_2726

Piazza san Marco IMG_2764Tre cime di Lavaredo, depuis le refuge Drei ZinnenIMG_2886

Strudel!!IMG_2872

Avec Kevin, petite cryothérapie post rando!IMG_2895

Prochain arrêt: Le Chablais

Ce que je préfère le plus lorsque que je me prépare pour une course, c’est la sensation d’avoir fait le boulot sans stress et surtout sans jamais avoir l’impression de trop en faire. Tout se cale selon les sensations, tout les jours là-haut et les sensations à la montée qui dicteront le programme de la matinée. Après 2 jours de repos suite au Trail des Roches et une belle course, j’ai vraiment pu reprendre rapidement et l’idée était de bien me préparer pour pouvoir enquiller un paquet de dénivelé sans trop sourciller. Dans pile une semaine, ça sera une belle balade dans le Chablais qui m’attendra sur le Trail de la vallée du Brevon (ex Allobroges) et ses 4800m de dénivelés répartis sur seulement 65km.

La prépa s’est passé à merveille. Yan est passé quelques jours le week end du 1er Mai et on a pu faire quelques sorties dont une une sortie sympa à vélo. Le champion de la famille s’est amusé à partir avec 3 haribos pour 115km, je peux vous dire qu’il était affûté au retour! #champion.  Aujourd’hui, c’était son premier test pre-norse man. Il s’est aligné sur le 70/3 de St.Pölten et pour lui aussi les voyants sont au vert!

J’ai pu aussi faire 2-3 seánces bien rapides avec Sarah pour ne pas oublier que courir vite ça peut faire mal aux cannes. Elle vient d’ailleurs de décrocher un joli doublé de Championne d’Allemagne de 10km et, pas plus tard qu’hier elle a empoché la même chose en course en Montagne! Ça promet!
Sinon, le reste s’est résumé à des réveils difficiles à 5 du mat’ pour aller faire 2h avant le petit déj!

Petit bilan chiffré de ces 17 derniers Jours: 34h dont la moitié sur le vélo, 14000+ dont 8000 à pied, 530km dont 160km à pied.

Hier, la dernière sortie d’hier à validé pas mal de choses, c’est costaud en bosse! Hâte de retrouver le Chablais et ses sentiers raides et techniques et voir que cela va donner avant la grand messe du Lavaredo fin Juin.

Voici quelques clichés de ces dernières semaines:

Belle brochette pour le podium du TDR 2015!IMG_1934

Rapidement je retrouve mon élément!SelfTimer29_04_2015 07_07_41

Il faut toujours que Yan emmène avec lui un temps de vosgien, où qu’il soit!SelfTimer03_05_2015 12_25_13

Une fois reparti, le soleil brille. Premiers coups de soleil sur la bicyclette.InstagramCapture_5138eb79-9ecc-4503-84fb-97e2372b9597

Souvenirs de 2011 dans le Chablais justement. Ici la crête pour accéder au Roc d’enfer (2243m). La photo est prise depuis la pointe de Haute Béne (2215m) juste avant le sommet.2012-08-23 09.55.47Ici Ici au Lac Vallon avec Olympe, qui se rafraîchît après une grosse rando!

Jeu Concours: Le rouge n’étant pas ma couleur favorite, j’ai décidé de “pimper” le Nakamura. Ceci est seulement la sous-couche. A vous de deviner la couleur finale🙂. Celui qui répond juste dans les commentaires gagnera une bière!*#pimpmybriquebike **

*Ce jeu est bien sûr réservé aux non initiés
** Toute réponse sera considérée comme caduque en cas de ratage lamentable sur la peinture finale.IMG_2122

 

Programme final 2015 / Event Schedule 2015

Alors que tout le monde s’affaire et que les premiers gros événements arrivent, j’en profite pour vous faire part de mon programme final pour cette saison.  Au début, dans la foulée du challenge France de Skyrunning, j’avais vraiment à cœur de rester dans cette dynamique et du coup de prendre part aux différentes manches composant les Skyrunning World Series. Finalement, c’est autour d’une course ou je voulais revenir absolument cette saison, le Lavaredo Ultra Trail, que j’ai décidé du coup de tout chambouler et d’orienter sur des choix sur une saison marquée par 3 objectifs principaux. Faire le Lavaredo en plus des 5 manches était, en terme de calendrier et de logistique, juste ingérable et surtout un bon moyen d’aller au casse pipe! Cette saison sera donc plus courte, et marqué par seulement 3 objectifs principaux dont 2 ultras. Je vous laisse découvrir le programme et les événements pour cette année sportive 2015.

16 Mars 2015: Trail du Petit Ballon, 50km 2200+, Rouffach France (67), 4e en 3h59

26 Avril 2015: Trail des Roches, 55km, 2700+, Saint Dié des Vosges (88), France.

Nouveau parcours concocté par Mr. Brogniart et son équipe. J’y comprend plus rien. Ça tourne dans l’autre sens, ça monte où il fallait descendre avant, il y a encore un peu plus d’Ormont que du reste qu’avant….  Il paraîtrait même qu’on va descendre la montée de la boite de sardine… Même pour un champion de l’orientation comme moi, j’ai pas tout compris, alors autant aller vérifier par soi même s’ils ont pas commencé à fumer la moquette à Saint Dié. La dernière fois que je suis venu, Mr B. avait une tête de militaire. A première vue, ce qui est sûr, c’est qu’ils ont changé d’engrais là-haut!

24 Mai 2015: Trail des Allobroges, 65km 4000+, Megevette (74), France.

Ayant eu maintes et maintes fois l’occasion de skier, courir, et venir m’entraîner dans le Chablais autour du Roc d’Enfer. J’avais vraiment envie de découvrir ce tracé ultra technique et alpin.

26 Juin 2015:  The North Face Lavaredo Ultra Trail,  119 km,  5.850 m+, Cortina D’ampezzo, Dolomites, Italie

Ma dernière participation remonte à 2013, malheureusement nous avions courus sur un parcours raccourci à 83km à cause de la neige et n’empruntant que 30% du parcours orignal. L’envie de pouvoir courir sur les sentiers magnifiques que nous avions reconnus avec Stéphane, avant la course a été plus forte. Ça sera un des gros objectifs de cette saison. Yan sera aussi présent et devrait pas mal borner en vue du prochain événement sur cette liste.

1er Aout 2015: Support Team, Norseman Xtreme Triathlon, Hardangerfjord, Norvège.

La nouvelle de l’année c’était que le frangin a eu son slot pour le Norseman!! Du coup c’est 15 jours en Norvège qui nous attendent, perdus dans une cabane au bout du Fjord en face d’immenses montagnes qui plongent dans la mer. Autant vous dire que pendant que l’autre bronzera et peaufinera son “tapering” avant d’aller aller chercher le black tee shirt, et bien nous, on ira se faire un sommet par jour! Vraiment hâte de vivre ça avec Yan et Olympe.

26 Aout 2015: Courmayeur-Champex-Chamonix, CCC, 100km, 5100+, Chamonix, France.

L’idée est d’aller faire les 2/3 de la fameuse grande boucle pour 2016.🙂

20 Septembre 2015: Championnats de France FFA de Trail long, 60km 3300+ Sancy Mont d’Or, Auvergne, France. Voyage en minibus avec le COHM pour aller montrer que dans les Vosges le trail on sait faire!

A tous une super saison 2015. Du plaisir, pas de blessures, restez cools, frais, mangez bio et pas de conneries!

Bonus vidéo:

Race report Lavaredo Ultra Trail 2014:

Memoires 2013:Stef et les Alabama au Passo Giau.
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Semaine 13

Après le petit ballon, la fatigue était quand même assez présente les 2 jours suivants. J’ai eu la drôle impression que mes jambes avaient plus souffert des descentes, que j’ai pourtant courues sur un rythme assez pépère. Bref, après ces semaines d’égarement à essayer de courir comme aussi vite qu’une gazelle, voilà que les descentes ultra techniques ((:-)) du petit ballon me font mal aux cuisses?? Rien ne va plus ma petite dame

Du coup retour aux fondamentaux! Samedi marqua le début d’une série un peu plus orientée montagne. 1day, 1summit (1 jour/ 1 sommet) jusqu’au Lavaredo Ultra Trail, cela sera la base de mon entraînement et à côté on entretiendra la vitesse 2 fois par semaine et les week-end on allongera un peu tout pour trouver le petit rythme qui t’emmène loin loin loin

Bilan de la semaine avec en prime un petit record de l’ascension, 30min26 sur l’Altkönig

http://www.movescount.com/fr/summary#moves=56811267+56811284+56811307+56811325+56811334+56811343+56811351

Belle lumière matinaleInstagramCapture_0bfcd0d1-9059-4615-b05b-c3a9d4e0f911

Tous de sortie sur les toits des bureaux pour apercevoir l’éclipse solaireWP_20150320_002

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Son de la semaine Kazy Lambist – Doing Yoga

Video

L’échec, une vraie chance ?

Voici un mot banni, l’échec. Pourquoi est t-il banni, là est toute la question. Pouvons-nous tout maîtriser et finalement triompher sur tout. Quelque soit la distance, la difficulté technique, on cherche toujours à triompher. Pour moi, la notion d’échec est ce qui me fait aujourd’hui avancer. Si je maîtrise complètement mon sujet, je m’ennuie un peu. Dans ma courte expérience de sportif, j’ai connus plusieurs échec cuisants. La Trace des Ducs de Savoie 2013, l’Infernal Trail 160km 2011, l’Ultra Tour du Beaufortain 2014. Tous ces échecs ont leur cause, leur raison et il est toujours bon de bien identifier ce qui est à l’origine de chaque échec. En ce qui me concerne et d’un point de vue purement statistique, 100% de mes échecs sur ces longues distances étaient dût à des erreurs que j’ai faîtes et non quelconque élément extérieur ni même dû à un pépin physique. J’ai donc aujourd’hui 100% de chance de pouvoir remédier à ce qui a coincé lors de ces expériences.

Ce qui fait ma passion et me tire vers le haut est de défier l’échec, faire en sorte qu’il ne se reproduise plus. N’est ce pas avec ce sentiment de revanche que l’on réalise les plus belles choses?

Pourquoi un plantage magistral ne pourrait-il pas s’avérer utile ? Ne serait-ce pas la condition sine qua non pour ensuite trouver sa voie ?

Beaucoup m’ont dit: “Léo tu es un coureur rapide, concentre toi sur des distances plus courtes….” est ce vraiment une raison? Certes les distances sur lesquelles j’ai pu me casser les dents étaient toutes supérieures à 100km.  Et rapide, ce n’est pas un argument, je ne suis pas aussi rapide que cela, dimanche dernier fût un bel exemple, ils terminent loin, les mecs rapides, plus de 10min devant.

Cette année, j’ai 2 belles occasion de remédier à ce qui avait coincé à l’époque et je peux vous dire que j’ai 1000fois plus de motivation à aller courir le Lavaredo et terminer le bazar que d’essayer de me cramer à essayer de suivre Mr Spehler pendant 2h!

L’expérience qui en découlera, positive ou négative, sera de toute façon bonne à prendre et me fera en apprendre bien plus sur moi-même.

Appel à commentaire: Quelles sont vos expériences face à l’échec? Cela vous aide t-il à progresser, avancer ou au contraire vous inciterait à revenir en arrière?

Voici un très bon reportage d’arté sur l’interprétation culturelle de l’échec. Aux States ? No problem! En France, on est condamné à perpétuité…
http://www.arte.tv/guide/fr/embed/057422-006/medium

Petit Ballon = Grand Bonheur !

Le niveau monte, c’est indéniable. Pour ma troisième participation au Trail du petit ballon, une bonne dizaine de coureurs costauds étaient présents au départ dont pas mal de copains.  La formule n’a presque pas bougée depuis plus de 20 ans. La montagne de Jean Ferrat est toujours jouée à quelques secondes du départ, le parcours reste assez rapide et roulant et tu repars toujours avec 2 cartons de pinard. Par contre cette fois ci, un beau soleil était présent et les conditions étaient réunies pour bien commencer la saison.

Ça papote sur la ligne!2014-02-02 16.44.23Crédit Photo Jérome Bazzanella

Le départ est rapide comme souvent et très vite, sur les premiers kilomètres assez roulants, se forme un petit groupe de 5 coureurs: Sébastien (alias Spehly Gonzales), Alexandre, Mirco Berner (le jeune allemand), Clément et moi même. Le rythme est assez soutenu, les bosses s’enchaînent et on tourne à 15km/h sans trop s’asphyxier. N’étant pas non plus une gazelle de moins de 60kg comme mes compagnons du jour, mon idée étaient rester au contact si possible jusqu’au sommet pour essayer de faire jouer mes qualités sur la longue descente. Et oui, avec mes gros cuissots…ça peut aider!

Finalement, au bout de 10km c’est un tout autre scénario qui se produira! Le jeune Mirco se détacha et fila sur un tout autre rythme, sans s’affoler nous nous relayerons et tenterons de le garder à vue.
InstagramCapture_622460b5-a3ce-49cc-8210-a4c22daffedfIl faisait bon, pas trop froid mais la forêt me paraissait bien sèche pour la saison, c’est à peine si j’ai vu une seule flaque d’eau sur le parcours. Avec mes “Mutants” flambantes neuves au pied, je profite du bon déroulé de cette chaussure, mais je n’aurai pas eu vraiment eu besoin de tester l”accroche. Nous passons le ravitaillement d’Osenbach au 18ekm en 1h15 avec toujours le même groupe de 4, c’est là que les choses sérieuses commencèrent. Sebastien, Clément et Alexandre fileront peu après le ravitaillement. Dans les descentes qui précédaient la longue montée du petit ballon, j’en profiterai pour m’alimenter un peu et resterai à environ 100m derrière les 4 larrons. Dans ces descentes, Alex commença à se détacher, il m’avait l’air bien en jambe le  bougre ! Le début de la montée commença sur un joli single et dès les premiers mètres de dénivelés, je suis revenu sur Clément qui semblait déjà payer un peu les efforts du début de course, je me retrouvais donc en 4e avec Sébastien à moins d’une minute devant. Par contre, le gap s’agrandissait peu à peu que la pente s’élevait…je n’arrivais pas à fournir un gros effort dans la bosse. Je me calerai finalement dans un espèce faux rythme et trottinerai cette montée. Voilà un point à revoir, j’ai un peu peiné en bosse. Est-ce dû aux premiers km roulant, changements de rythme, ou simplement parce que je n’ai pas trop fait de dénivelé ces dernières semaines? Je sais pas trop mais ce qui est sûr c’est que je suis monté moins vite que d’habitude. Arrivé au sommet,  je salue Nicolas qui est posté là pour prendre de jolis clichés. Je regarde derrière, personne, le trou est déjà fait mais par contre j’accuse déjà plus de 5 minutes de retard sur Sébastien.

Je me retrouve donc un peu dans le ventre mou de la course, pas grave, je profite un peu du paysage!10390298_10203918753024935_5873432908410364135_nJe bascule et entame la descente, je m’efforce malgré tout à ne pas trop traîner mais vu les écarts j’avais moyennement envie de me cramer à tenter de recoller.
La lonnnngue descente est amorcée…et rapidement avalée aussi….

A Osenbach au km 42, Olympe est là et m’annonce 16 minutes de retard!! J’ai un peu la tête qui tourne aussi…pas simple de passer du mode tirage de bourre à 20km sans voir personne ni devant ni dérrière et l’écart augmente…. Je traînaillerai finalement jusqu’à voir le panneau 5km de l’arrivée. J’essaierai de remotiver  et finalement me motiverai à remettre un coup de bourre pour finir sous les 4h!
Je relance tant bien que mal et m’engage dans la dernière descente et franchirai la ligne juste sous les 4h. Derrière, Sébastien Reichenbach arrivera seulement 4 minutes derrière. Heureusement que je ne me suis pas trop endormi car ça revenait fort!  Devant, Seb et Alex ont fait un gros travail à 2 pour revenir et c’est finalement Sebastien qui, une fois de plus, remportera la mise avec une impressionnante moyenne à 14km/h.

Les 3 premiers ont passé le marathon en 3h05 avec pas loin de 2000+ dans les cannes. Ça commence à sérieusement causer!IMG_1628Le positif dans tout ça, c’est que je sais où j’en suis. La vitesse est à peu prés au point et cela valide pas mal de choses travaillées ces derniers mois. Maintenant, il va falloir travailler la longueur car finalement je n’ai pas vraiment réussi à tenir le rythme sur toute la course. En bosse aussi, il y aussi encore de quoi faire.

Merci à l’organisation et aux bénévoles qui font un super boulot et merci aussi pour les supers cadeaux. Du vin, du crémant, du blanc et du Gewuerztraminer!🙂 Ça devrait bien gazer avec ça;)

Keep on running!

C’est reparti!

Alors voici “LA” methode pour bien terminer une prépa trail hivernale. Tu files chez un pote pour faire 4 jours de skimo et tu te retrouve à boire des bières dans les bars de Cham’ à regarder la pluie tomber sur des mètres de peuf que tu aurais bien voulu “caresser” du bout de tes carres. PAR-FAIT :-)!

Non plus sérieusement, pas de quoi se plaindre. On a malgré tout réussi avec le père Colin à faire quelques sorties sympas et même réussi à faire 2-3 clichés que l’on pourrait encadrer et accrocher dans le salon. Le test des Syborg fût super concluant. Cette chaussure offre une super skiabilité,  un chausson très confortable, une vrai étanchéité (même après 6h dans la neige lourde),un débattement assez exceptionnel! Le compromis robustesse/légèreté me semble aussi super bon à voir sur la longueur.

A ce moment bien précis, Aurelien et Esteban, aussi connu sous le nom de “Babane la Teurotte”, en ont terminé avec l’étape du grand mont et sont maintenant dans le top 45 de la Pierra Menta!!  Allez, allez les petits gars, pensez quand même à garder un peu d’énergie pour le bal de clôture, là c’est le top 10 féminin qu’il faudra viser🙂
Quant à moi, ce week-end sera ma rentrée des classes sur une belle classique, bien connue dans le secteur, le trail du petit Ballon. J’ai depuis mon retour d’Annecy remis un peu le couvert et tout roule pour le mieux donc j’espère pouvoir faire une belle course dimanche.

En attendant, voici une petite sélection des clichés de nos péripéties Alpines ainsi que quelques photos made in Germany avec Yan qui m’a rejoint le week-end dernier. Nous avons même pu ressortir les vélos!

Au début dans le brouillard…  WP_20150228_018

A l’approche de la combe de la Forclaz, tout s’est ouvert en 10 minutes avec une neige “cinéma”.WP_20150228_028

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Mazots au premier plan, pointe Percée à l’arrière plan. Là on serait bien restés un moment…IMG-20150301-WA0001

PaisiblesWP_20150228_041

WP_20150228_050 Et zou, on ne le sait pas encore mais ça sera le dernier couloir du séjour!!InstagramCapture_61648acb-abe0-4706-b179-9dfeca770cdb

Récup’ active pendant 2 jours (ultra important), Ici à Cham!WP_20150301_001

De retour en Allemagne, chose rare, je retrouve le soleil…InstagramCapture_6598d47a-5f4f-4c37-bee0-5f75fb99e64c

Avec Yan, un petit sommet au petit jour..WP_20150307_002

SUMMIT BOOK signé par Yan!WP_20150307_006

Son de la semaine: Joey Bada$$, Teach Me. Next hip Hop Star…